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La Fédération Française Sésame autisme a sélectionné le contrat Sérénité Epargne Handicap, souscrit par Audience, une association d’épargnants en situation de handicap et de leurs proches.
Le contrat Sérénité Epargne Handicap, est un contrat mono support libellé en Euros
Ce contrat est particulièrement adapté à l’environnement juridique des personnes en situation de handicap les plus fragiles.
Il vous permet de bénéficier d’une épargne adaptée à vos besoins pour vous constituer un revenu supplémentaire ou une épargne de précaution.
Vous constituez votre épargne en toute sécurité et, avantage supplémentaire, les fonds du contrat Sérénité Epargne Handicap sont gérés par ALLIANZ VIE dans le cadre d’un fonds cantonné.

Partout en France, nous favorisons des initiatives autour de l’emploi, de l’habitat ou des loisirs pour faciliter l’inclusion de personnes avec autisme dans la société. Cette année nous finançons 23 nouveaux projets pour un budget de 414 441 euros dans ces domaines pour montrer que c’est possible de mieux vivre ensemble.

Par l’habitat

A Toulouse, la collaboration entre quatre associations actrices de l’habitat et de l’autisme ont le projet de réhabiliter un immeuble en centre-ville. « Résidence Inclusive » pour 6 jeunes adultes autistes Asperger, chacun aura son appartement autonome et bénéficiera des espaces-services collaboratifs. « Autisme 31 » et « InPACTS » réalisent un suivi et des animations dans ce lieu innovant qui garantit à la fois autonomie et accompagnement.

Dans la région de Chartres, « A Tire d’Aile » propose un projet de vie plus ouvert avec 3 dispositifs d’habitat pour personnes avec autisme : en habitat partagé, en Maison d’aide spécialisée (MAS) hors les murs ainsi qu’au sein des familles. Autant d’alternatives à une vie entière en établissement, qui peut convenir à certains mais pas à d’autres.

 

La Maison du parc à Auneau accueille des salariés avec autisme depuis 2017.

 

Une inclusion professionnelle adaptée au potentiel de chacun

Nous investissons plus de 200.000 euros dans la formation et l’emploi des personnes avec autisme :

A Nice, Avencod est une entreprise adaptée qui met en relation les personnes avec autisme et les entreprises pour des prestations de développement informatique et de tests fonctionnels d’applications. Nous la soutenons pour monter une structure identique à Marseille en lien avec les professionnels de l’autisme.

 

L’association « Le Mouton à 5 pattes » et « Paris 3-La Sorbonne » créent cette année un Master « Communication et Système d’Informations » ouvert à des autistes Asperger. Les étudiants bénéficieront à la rentrée 2019 d’une initiation à la programmation, aux sociales ou au droit éthique et numérique. Une formation à distance qui réserve tout de même 107 heures d’accompagnements durant la formation ainsi que de nombreux moments de rencontres entre étudiants, familles et experts.

Facteur d’indépendance et de socialisation, l’emploi est, à fortiori pour les personnes avec autisme, une réelle opportunité d’insertion dans notre société.

Le loisir : vecteur d’émancipation…

C’est également par le jeu, des sorties, des moments de répit que nous pouvons réduire la fracture entre les personnes avec autisme et les neuro-typiques. La ville de Lannion a décidé de créer un accueil sur mesure pour les enfants avec autisme sur les temps périscolaires et extrascolaires. Les équipes d’animation et les responsables de structures seront formés et les familles impliquées pour un projet collectif pérenne.

Depuis 1991, nous sommes engagés dans la cause de l’autisme. Cette année encore nous soutenons de nombreux projets qui vont faciliter l’insertion sociale : par les apprentissages numériques bien-sûr, mais aussi par les nouvelles formes d’habitat, et des solutions sur-mesure dans le domaine du travail des adultes et des loisirs des plus jeunes.

source 

Même si nous avons senti une mobilisation importante des académies et des rectorats ces derniers mois pour faire progresser l’inclusion à l’école des enfants en situation de handicap, et tout particulièrement les enfants avec des Troubles de spectre de l’autisme, il reste encore beaucoup d’éléments qui démontrent les écueils, parfois importants, auxquels se heurtent cette volonté.
Notamment beaucoup d’enfants qui avaient une notification d’auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVSi) l’année précédente, se sont vus notifier une auxiliaire de vie scolaire mutualisée (AVSm) cette année, parfois au prétexte que l’enfant n’avait plus besoin d’un tel accompagnement. Sauf que, ces mêmes enfants ne sont plus accueillis sur 24h de temps scolaire comme avant mais seulement 8h, l’école ne les acceptant plus les heures où ils ne sont plus avec leur AVS. Pire, une école à demander à une maman de venir faire l’AVS de son enfant si elle voulait que son enfant soit comme l’an dernier à plein temps dans sa classe.
Cette situation surréaliste- quid du respect des enseignants, des auxiliaires de vie scolaire, des familles et sans parler de la responsabilité du directeur en cas d’incident -pose de réelles interrogations.
Après le RBNB réinventé dans le cadre du répit évoqué dans l’édito précédent, nous voyons naitre le travail déguisé au sein des écoles par des parents bénévoles prenant la place d’AVS salariés.
Alors bien sûr, les statistiques pourront montrer qu’il y a plus d’enfants scolarisés. Mais pour la plupart seulement 8h, et surtout, beaucoup moins à temps plein. Il s’agit là d’un pur effet d’optique. Comment faire plus avec les mêmes moyens ou guère plus de moyens ? C’est l’équation réalisée en cette rentrée; au détriment de ces jeunes enfants, brisant l’espoir mis dans les annonces gouvernementales de ces derniers mois.
Il est bien évident que nous pouvons nous réjouir de la promotion de l’habitat inclusif par exemple. Mais pour qui, et comment ? Et en attendant les orientations vers la Belgique vont bon train. Et les appels à projet en région sont à des niveaux insuffisants de moyen, loin des petites unités rêvées et recommandées, laissant peu de marge d’une sortie vers le haut des attentes du terrain. Nos associations, pour des raisons éthiques, ne répondent pas à ceux qui, déjà sur le papier, annonce une maltraitance institutionnelle par défaut de moyens et principalement de personnel d’encadrement.
Nous avons peu de bilan sur le déploiement à l’ensemble du territoire de la réponse accompagnée pour tous, censé à la fois recenser les besoins et apporter des réponses. Nos membres associatifs, qui sont dans les diverses instances régionales, remontent tous le même sentiment que l’équation zéro sans solution est pour l’instant inatteignable, et la politique qui semble vouloir se mettre en place et qui fait écho aux politiques libérales européenne et aux injonctions de l’ONU, font à coup sûr mettre à mal celles et ceux qui sont les plus vulnérables.
Alors en cette rentrée, j’ai plus de pensées vers toutes et tous, parents et enfants, adolescents et adultes, encore oubliés, que d’espoir en cette nouvelle stratégie.
Christine Meignien,
Présidente de la FFSA

Je tiens , au nom de Fédération Française Sésame Autisme, à exprimer ma vive émotion à l’occasion de la disparition de Madame Simone Veil.
En 1995 , Simone Veil, alors Ministre de la Santé , traite l’autisme avec son humanisme hors du commun. Elle décide, en effet, qu’il doit devenir une priorité de santé publique, rejoignant ainsi le combat des familles. Pour faire face au constat du retard et de l’indigence des accompagnements de ces personnes dans les institutions françaises, Simone Veil a mis en œuvre les bases d’un plan en faveur des personnes autistes.
Elle a aussi encouragé Monsieur le député Chossy à déposer la loi qui a reconnu l’autisme non plus comme une maladie mentale, mais bien comme un handicap.

A l’approche de la concertation du IV e plan autisme, la FFSA présente ses plus profondes condoléances à la famille de Madame Simone Veil, grande dame de la politique française.

Christine Meignien,
Présidente de la FFSA